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Les Débuts de l’église Protestante d’Algérie
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Les Protestants, au milieu du vingtième siècle, représentèrent environ dix pour cent de la population non musulmane de l’Algérie, et les Catholiques environ quatre-vingt-dix pour cent de cette même population. Puis survint la révolution algérienne, qui dura sept ans et demi, au cours desquels l’exode d’un bon nombre des chrétiens réduisit considérablement le pourcentage de la population non musulmane parmi les près de dix millions d’âmes ayant composé l’Algérie.
Pendant la première décennie de l’indépendance, bien que l’exode fut moins intense, de nombreux Chrétiens (de souche européenne ou Nord Africaine) choisirent de s’expatrier (ou se rapatrier, selon le cas). Les cent mille protestants d’avant la révolution devinrent quelques dix milles, et ce nombre s’effrita par le départ de ceux qui virent mieux leur avenir en Europe laïque sinon chrétienne qu’en Afrique du Nord indépendante et musulmane.
A la fin de cette décennie, aussi, on observa le phénomène d’un commencement de restriction des libertés religieuses en Algérie, et la peau de chagrin devint si petite que le protestantisme, constitué de plusieurs dénominations numériquement très faibles prit des allures dramatiques. Plusieurs missions ou oeuvres protestantes ne purent plus continuer sur ce territoire, et furent obligées de terminer leur présence en tant qu’organismes.
Les quelques associations qui restèrent et qui avaient déjà collaboré au sein de l’Association Des ةglises et Oeuvres Protestantes en Algérie (affectueusement surnommée ADEOPA), commencèrent à mettre de plus en plus leurs effectifs en commun. Les assemblées regroupèrent chrétiens de diverses traditions pour le culte, et aussi pour les oeuvres qui devinrent de ce fait une oeuvre commune. En même temps, on devint conscient d’une pression croissante de l’autorité algérienne de se retrouver sous une appellation commune, supposée être plus facilement contrôlable. Une nouvelle loi des associations rendit ce développement encore plus nécessaire. Les Réformés et les Méthodistes étant les plus forts parmi ce regroupement de faibles, fournirent le gros de cet effort. En 1972, les deux églises déposèrent des statuts communs, selon la loi de 1972. Administrativement les deux églises fusionnèrent leurs effectifs humains, et, décidèrent de devenir l’ةglise Protestante d’Algérie. En 1974, les statuts déposés furent agréés (Décret d’Association No. 23/DGRRAAG/RC/BR du 16 novembre 1974) sous l’étiquette de l’ةglise Protestante en Algérie (_______ __ ____________ _______). En fin de compte, seules ces deux dénominations prirent part à cette mise en commun, et décidèrent aussi de reconnaître la diversité dans l’unité. Chaque église maintint ses relations internes et extérieures ainsi que sa tradition cultuelle.
Les regroupements dits “évangéliques” se tinrent à l’écart dans ce développement, et commencèrent à s’y intéresser plus activement une vingtaine d’années plus tard, dès le début de la décennie noire. De nouveau la pression gouvernementale se fit voir ainsi qu’une nécessité croissante d’unité chrétienne.
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